Introduction

1. Contexte

Suite au tremblement de terre de 2010 qui coûté la vie à des centaines de milliers de personnes et détruit des milliers de bâtiments, de nombreuses organisations se sont lancées dans des activités de reconstruction.  Diverses méthodes ont été tour à tour proposées, rejetées, testées avant d’être mises en œuvre. Pourtant, les résultats ont été peu probants. Les populations affectées n’ont pas été véritablement touchées. L’inefficacité de certains projets ainsi que le gaspillage de sommes importantes estimées à des millions de dollars ont été dénoncés. Il s’est alors avéré nécessaire d’accélérer le processus de reconstruction et de développer des méthodes rapides, efficaces et applicables en réponse à d’autres types de catastrophes telles que les ouragans ou encore les inondations.

Deux méthodes de construction se sont démarquées en raison de leur capacité à être facilement reproduites. En milieu urbain et semi-urbain, la méthode de “maçonnerie chaînée” s’est imposé. En milieu rural, notamment dans des zones plus reculées, un retour à la méthode de construction traditionnelle utilisée au niveau de l’approche TCLA (Technique de construction locale améliorée) a été observé.

L’approche TCLA s’est développée jusqu’à devenir une référence dans le cadre des projets de construction grâce à l’initiative de l’organisation CRAterre. Cette dernière a analysé les méthodes de construction traditionnelles qui résistent aux tremblements de terre et aux vents forts en tenant compte de la culture et du contexte haïtien. Par la suite, elle a développé des modules de formation et tissé un réseau avec des organisations locales dédiées à la promotion de ce type de construction.

>Insertion : Qu’est-ce que TCLA ? Lien vers Wikipedia
>Reconstruire Haiti après le séisme de 2010 (CRAterre 2014)

2. Pourquoi ce site web ?

Suite au passage de l’ouragan Matthew en 2016 le long de la côte sud d’Haïti entre Port-Salut et Tiburon, la Coopération Suisse a lancé un projet de reconstruction. Ce projet, conçu de manière à être étroitement encadré par les autorités, avait pour objectif de soutenir les efforts de reconstruction au niveau des zones reculées et difficiles d’accès.

Ce site web vise à partager et rendre public les expériences passées, les possibilités d’applications de la méthode et les modules de formation. Il se présente comme une boîte à outils dans laquelle d’autres organisations peuvent puiser des informations selon leurs besoins afin d’accélérer le processus de reconstruction après une catastrophe.

Des projets de reconstruction conduits par des entrepreneurs (en anglais « Contractor-Driven ») à ceux conduits par les propriétaires de maisons (en anglais « Owner-Driven »), il existe de nombreuses manières de mettre en œuvre un projet de reconstruction. Le recours à une approche spécifique dépend d’une multitude de facteurs (durée, financement, ressources, zone d’intervention). Il n’existe pas de concept définitif en matière de reconstruction. La Coopération Suisse privilégie l’approche participative qui repose sur l’implication et la formation des familles concernées ainsi que la formation des artisans et des artisanes.

3. A qui est-il destiné ?

Tel que mentionné précédemment, ce site web est une boîte à outils à disposition des acteurs du secteur de la reconstruction. Les outils proposés permettent d’optimiser la phase de planification d’un projet de reconstruction à travers une meilleure gestion des ressources et une réponse plus rapide aux familles sinistrées.

Le matériel mis à disposition est une base qui peut être adaptée selon la réalité et les besoins de chaque projet. Le contenu du site web se limite à l’essentiel tout en reflétant la complexité d’un projet de reconstruction.